« Si l’opéra m’était conté » :COSI FAN TUTTE de MOZART (fin)

7 décembre 2012 by placedesfetes Laissez un message »

MERCREDI 12 DÉCEMBRE

À 19h.30

Au Centre d’Animation de la Place des Fêtes

2/4 rue des Lilas (75019 PARIS)

COSI FAN TUTTE

De  MOZART

Deuxième partie


LE THÈME

Opéra bouffe en deux actes., créé à  Vienne en 1786.

L’action se déroule à Naples, vers la fin du XVIIIe s

Deux jeunes officiers, Ferrando et Guglielmo, sont mis au défi par un vieux phjlosophe sceptique, Don Alfonso, de conserver pendant leur absence l’amour de leurs fiancées respectives, les deux sœurs Dorabella et Fiordiligi.

Ils feignent de partir à la guerre, et reviennent déguisés en Albanais.

Après avoir hésité, Dorabella, puis sa sœur Fiordiligi cèdent à l’empressement des deux étrangers, qui leur ont promis le mariage.

C’est alors que, à la grande confusion des deux sœurs, les deux jeunes gens dévoilent leur véritable identité.

« Ainsi font-elles toutes », ricane Don Alfonso avant d’unir les jeunes amants. Et tous de conclure dans un somptueux sextuor : « Heureux l’homme qui prend toute chose du bon côté et, à travers toutes les vicissitudes, se laisse guider par la raison… »

QUELLE MORALE ?

La musique de Wolfgang Amadeus Mozart et le livret de Da Ponte réalisent une œuvre  beaucoup plus complexe, que le titre ne pourrait le faire croire,.

On dépasse de loin les lieux communs sur l’inconstance féminine, il s’agit bien de parler du désir et non de la tromperie amoureuse. En effet qui trompe qui ? Qui est infidèle ? Les deux femmes par nature infidèles ou les deux hommes qui, au nom de l’honneur, trompent leur fiancée et leur ami ? Ce canevas d’aventures fait surgir le caractère libre, impertinent et insaisissable du désir, celui qui peut bouleverser les plans les plus sagement conçus.

Dépassons une lecture « machiste » de l’oeuvre .Tous les protagonistes sont, tour à tour, victimes de leurs propres machinations et de leur propre perversité. Et si ce sont les hommes qui initient l’intrigue, ils sont vite dépassés par les femmes qui vont la conduire, assumant la quasi « animalité » de leur désir, avec une grande intelligence et une force étonnante.

Don Alfonso est à la fois le maître chimiste et le grand metteur en scène de cette expérience dangereuse et jubilatoire où les jeux du mensonge et du déguisement se concluent sans vainqueur ni vaincu, mais en laissant un trouble amer pour tous ceux qui se sont brûlés aux jeux de l’amour, du désir et des faux-semblants.

Les couples se reforment à l’identique… ils ont vieilli et perdu leur naïveté et leur croyance en l’amour et en la fidélité.

LE DVD

Deutsche grammophone /UNITEL (2 disques ) 1988

Orchestre Philharmonique de Vienne  Direction Nicolaus Harnoncourt

Mise en scène et réalisation : Jean-Pierre Ponnelle

Lucie Allardet

décembre 2012