SI L’OPERA « LE FREISCHÜTZ » M’ETAIT CONTE mercredi 11 janvier 12

9 janvier 2012 by solange Laissez un message »

Mercredi 11 janvier 2012

à 19h.15 au Centre d’Animation de la Place des Fêtes

2/4 rue des Lilas  75019 Paris

Le FREISCHÜTZ(1821)

de Carl Maria von WEBER

Opéra fantastique et romantique

Le thème repose sur une légende : celle du chasseur maudit : Max pour gagner le concours de tir qui lui accordera la main d’Agathe qu’il aime, pactise avec le diable . Les balles qu’il fabrique atteindront leur cible …mais, il ne sait pas que la dernière est celle du diable …er  déclanchera un drame

Toutes les légendes sont manichéennes : Les personnages sont bons ou les méchants

Le Freischütz sacrifie à cette règle

Parmi les bons : Le peuple, Kuno (le père d’Agathe) Agathe, l’Ermite

Parmi les méchants : Samuel (envoyé du diable), Kaspar (qui tente Max)

Entre les deux camps : Max qui se laissera tenter

Mais c’est une légende romantique :

Outre l’amour déchiré d’Agathe et de Max, l’opéra présente deux éléments fondamentaux du romantisme allemand : l’importance de la NATURE et du FANTASTIQUE

Ici, la nature, décor indispensable du monde de la chasse,  devient partie prenante de l’action,

C’est une nature positive et saine comme la conçoivent les chasseurs. C’est aussi une nature hostile et génératrice de fantasmagories , habitée d’entités maléfiques

La Musique

Weber s’est souvenu de Mozart, de Beethoven  mais il a des « trouvailles » : dans l’emploi du cor et de la clarinette, dans le choix de motifs musicaux spécifiques à tel personnage ou telle atmosphère (les Leit-motive de  Wagner ) et surtout dans l’utilisation du folklore germanique : (citations authentiques ou imitations) pour les danses et chants de paysans,chœurs des chasseurs ou des jeunes paysans.

En cela il fut vraiment un précurseur car l’utilisation du foklore sera fondamentale dans les musiques européennes du XIXème siècle

Le Freischütz nous plongera dans un monde tour à tour magique  et sombre, rural et joyeux, dramatique aussi …

Mais les contes finissent toujours bien !

Lucie Allardet